Glossaire

Le vocabulaire de la rentabilité indépendante

TJM, taux horaire, seuil de rentabilité, trésorerie prévisionnelle… Des mots qu'on lit partout, rarement expliqués simplement. Quinze termes, chacun en quelques phrases, sans circularité (pas de définition qui utilise le mot lui-même pour l'expliquer).

CA (chiffre d'affaires) vs revenu net

Le chiffre d'affaires est le total de ce que vous facturez ou encaissez, avant toute déduction. Le revenu net est ce qu'il vous reste vraiment une fois les charges professionnelles, les cotisations sociales et les impôts payés.

Un CA élevé ne dit rien sur ce qui reste en poche : deux indépendants au même CA peuvent avoir un revenu net très différent selon leurs charges et leur statut. C'est la confusion la plus fréquente sur la santé d'une activité.

Charges professionnelles

Tout ce qui sert votre activité sans jamais revenir en poche : outils et logiciels, assurance professionnelle, local, déplacements, sous-traitance, formations. Elles se déduisent du chiffre d'affaires avant de calculer ce qu'il vous reste vraiment.

À ne pas confondre avec les cotisations sociales, qui sont un prélèvement obligatoire lié à votre statut, pas une dépense que vous choisissez.

Coût de revient (ou prix de revient)

Ce que coûte réellement la réalisation d'un produit ou d'une prestation : matières, fournitures, mais aussi le temps de travail valorisé à votre taux horaire. C'est le chiffre à connaître avant de fixer un prix de vente : en dessous, chaque vente fait perdre de l'argent.

Particulièrement central pour les métiers de fabrication et d'artisanat, où le coût matière peut masquer un temps de travail sous-évalué.

Cotisations sociales (URSSAF)

Le prélèvement obligatoire calculé sur votre chiffre d'affaires (en micro-entreprise) ou votre rémunération (en société), qui finance votre protection sociale : retraite, santé, formation. Le taux exact dépend de votre statut et de votre activité.

Ces cotisations sont dues même si l'argent a déjà été dépensé : les provisionner au fil de l'eau évite la mauvaise surprise du trimestre où tout tombe en même temps.

Marge

La différence entre le prix de vente et le coût de revient. Une marge peut se lire en valeur (30 € gagnés par unité vendue) ou en pourcentage (30 % du prix de vente). Sans elle, un volume de ventes élevé peut très bien ne rapporter presque rien.

Micro-entreprise vs régime réel

La micro-entreprise est un statut simplifié : cotisations calculées en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, comptabilité allégée, mais un plafond de CA à ne pas dépasser. Le régime réel (EURL, SASU…) impose une comptabilité complète mais permet de déduire les charges réelles, souvent plus avantageux à partir d'un certain niveau d'activité ou de charges.

Le bon choix dépend du volume d'activité et du niveau de charges réelles : il n'y a pas de statut universellement meilleur.

Rentabilité

Une activité est rentable quand ce qu'elle rapporte réellement (une fois le temps passé et les charges déduits) dépasse ce dont vous avez besoin pour vivre et la faire tourner. Ce n'est ni le chiffre d'affaires, ni le nombre de clients : c'est ce qui reste, rapporté au temps qu'il a fallu pour l'obtenir.

Score de Santé

Vocabulaire Indépuls

L'indicateur unique d'Indépuls, qui répond à une seule question : est-ce que votre activité va bien ? Il combine quatre piliers (rentabilité, remplissage, trésorerie et visibilité commerciale) calculés à partir de vos missions et encaissements réels, jamais d'une estimation.

Seuil de franchise TVA

Le plafond de chiffre d'affaires annuel en dessous duquel une micro-entreprise ne facture pas la TVA à ses clients. Le dépasser change la façon de facturer (TVA à ajouter, à déclarer, à reverser), un changement à anticiper, pas à découvrir après coup.

Le montant exact évolue régulièrement selon la réglementation en vigueur : mieux vaut vérifier le chiffre officiel à jour plutôt que se fier à un montant mémorisé.

Seuil de rentabilité

Le chiffre d'affaires minimum à atteindre pour couvrir vos charges et votre objectif de revenu, ni plus ni moins. En dessous, chaque mission supplémentaire ne fait que combler un manque ; au-dessus, elle commence à construire quelque chose.

Taux de remplissage

La proportion de votre temps disponible réellement vendue à des clients, par rapport à votre capacité totale (jours ou heures que vous pourriez facturer). Un taux de remplissage bas signale une activité qui manque de missions ; un taux proche de 100 % pendant longtemps signale au contraire un risque de surcharge, sans marge pour absorber un imprévu.

Taux horaire (TH)

Le tarif minimum ou réel facturé pour une heure de travail. Utilisé par les indépendants qui vendent leur temps à l'heure plutôt qu'à la journée : coachs, assistantes virtuelles, consultants ponctuels. Se calcule comme le TJM, mais rapporté à l'heure plutôt qu'au jour.

TJM (Taux Journalier Moyen)

Le tarif facturé pour une journée de travail. Le TJM minimum est le seuil en dessous duquel votre activité ne couvre plus vos charges et votre objectif de revenu ; le TJM réel est ce que vous facturez effectivement, une fois le temps réellement passé pris en compte, souvent plus bas que prévu une fois les imprévus comptés.

Voir aussi : calculateur de TJM

Temps facturable vs temps de travail réel

Le temps facturable est celui que vous vendez à un client. Le temps de travail réel inclut tout le reste : prospection, devis, administratif, suivi de vos chiffres. Ce temps non facturé existe et pèse sur votre taux réel, même si aucune facture ne le mentionne jamais.

Trésorerie prévisionnelle

L'anticipation de ce qui va entrer et sortir de votre compte dans les semaines et mois à venir, pas seulement ce qui s'y trouve aujourd'hui. Une trésorerie positive à l'instant T peut cacher un trou à venir si des cotisations ou des charges importantes tombent bientôt et n'ont pas été provisionnées.

Voir ces chiffres appliqués à votre propre activité

La démo tourne avec des données fictives réalistes, sans compte ni carte bancaire.